Avant de choisir ses chaussures : 10 points à vérifier
Fabrice Millet, spécialiste en podologie du cyclisme donne quelques conseils dans le journal Cycle passion
- La largeur : si la pointure est essentielle, la largeur l’est tout autant. Les marques disposent presque toutes de différentes largeurs (voire hauteur) de chaussants
- Les semelles orthopédiques : si vous possédez des semelles orthopédiques, c’est-à-dire moulées(formées) à votre pied, prenez les afin de les glisser ( à la place de la semelle de propreté) lors de vos essayages. En effet, les semelles sont quasiment identiques alors que chaque pied est unique
- Le talon : soyez attentif à l’arrière de la chaussure pour qu’il soit parfaitement adapté à la morphologie de votre talon, jusqu’à la cheville. Vérifiez par exemple que la malléole ne risque pas d’être échauffée durant le pédalage. Le mieux est également un talon et un emboitage renforcés (rigide) et l’absence de coutures potentiellement gênantes lors de l’effort
- Les coutures intérieures : elles peuvent être gênantes, voire blessantes, notamment sur le cou-de-pied au niveau du cinquiéme orteil, sur l’extérieur de la chaussure
- Le chaussant : prenez un chaussant ( toute la partie en tissu située au-dessus de la semelle) rigide. Cette qualité permettra de contenir les déformations axiales du pied. Spécialement par rapport à la tige ( dessus du cou-de-pied) qu’elle ne soit pas excessivement rigide pour que cette partie puisse s’adapter à la forme de votre cou-de-pied et non frotter sur un point ou un appendice
- La semelle : déterminez-vous pour une semelle rigide. Elle se déformera très peu pendant l’effort, permettant ainsi la transmission d’un maximum de puissance. Néanmoins, pour les cyclotouristes, une semelle carbone n’est pas obligatoire dans la mesure où la recherche de confort est privilégiée par rapport à la recherche de performance. Il suffit alors de piocher dans la gamme inférieure (polyamide). Vérifiez en outre les compatibilités avec vos pédales
- L’avant de la chaussure : chaque marque dispose d’un bec de chaussure différent, notamment au niveau de la rigidité. Prenez garde à être à l’aise, à respecter votre morphologie, à pouvoir bouger les orteils pour éviter les compressions
- L’aération : pensez à regarder les système d’aération afin d’éviter le syndrome du « feu aux pieds », même si, dans la plupart des cas, ce problème est dû à un choix de chaussures trop petites et donc à des compressions qui gênent la circulation du sang
- Le serrage : contrairement à ce que l’on pourrait penser, les serrages du type scratch sont beaucoup plus précis que les serrages techniques du type micrométrique ou Microlink. En effet ces derniers ne proposent pas d’alternative entre deux crans alors que les scratch permettent un ajustement parfait à la morphologie du pied. Avoir les deux est encore mieux. Veillez cependant à ce qu’un scratch ( ou autre serrage) ne soit pas placé trop en avant du cou-de-pied afin de ne pas comprimer les orteils
- La pointure : impensable de rouler avec des chaussures trop petites ou trop grandes. Pour prendre la bonne pointure ( 1 pointure = 6 mm ) sortez la semelle de propreté et posez votre pied dessus. Il faut que la semelle dépasse légèrement pour avoir un peu de marge car, à l’effort, le pied à tendance à gonfler, voire à s’écraser. Astuce : essayer vos chaussures en fin de journée lorsque vos pieds ont été sollicités