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CYCLISME, HUMOUR ET ROCK’N ROLL
Le petit Robert (Chapatte) du cyclisme
Mercredi 14 juin 2006 par Matindu
Rares sont les cyclistes qui, un jour dans leur vie, n’ont eu à faire face à cette terrible réalité qu’est la « fringale ». Des grand champions aux porteurs de bidon, qui peut sereinement affirmer qu’il est à l’abri d’une fringale ? Personne, bien évidemment. D’ailleurs Jean-René G. répète à l’envi « qu’en fin d’ascension, il faudra faire attention à la fringale, et donc veiller à bien s’alimenter tout au long de l’étape. » C’est tout de même bizarre qu’on en soit réduit à demander à des champions de cyclisme de « penser à manger ».
Ce n’est normalement pas le genre de choses qu’on oublie facilement. C’est comme boire ou apprendre à faire du vélo : cela ne s’oublie pas ! Apparemment, si. La réalité nous le prouve régulièrement. Car ne nous y trompons pas, la fringale, elle frappe où elle veut, quand elle veut, et qui elle veut. C’est terrible mais c’est comme ça, et les conséquences sont désastreuses. Elle fait plonger le coureur dans les abîmes de la souffrance à deux roues. Bien souvent, elle se déclenche à l’occasion d’un effort violent, dans les ascensions de cols principalement.
Comment reconnaître une fringale ? C’est assez simple : autant les symptômes avant-coureurs (sans jeu de mot) ne sont pas évidents à déceler, autant ces manifestations sont des plus spectaculaires, surtout en termes chronométriques. La fringale, c’est ce qui fait perdre environ 7 minutes par kilomètres entre le panneau « 6 km de l’arrivée » sponsorisé par les supermarchés Champion et la flamme rouge. La fringale, c’est tellement violent que même Jimmy Casper il te passe devant, la fringale ça fait tellement mal que même Jacky Durant il te laisse sur place. Les métaphores pleuvent pour la décrire : « être scotché sur la route », « prendre un coup de bambou » (c’est une image). Ce que ne nous montrent pas les caméras, cependant, c’est tout ce que le coureur victime d’une fringale doit s’enfiler une fois la ligne d’arrivée franchie, s’il la franchit. Car comme la fringale est avant tout l’expression d’une faim dévorante, on imagine bien notre malheureux se mettre à table à peine descendu du vélo, commander un menu à faire pâlir Obélix : « les 6 côtes de porc et les 3 kg de frites à la sauce mayo, c’est pour qui ? » - « C’est pour moi ! » répond l’infortuné. Pour qu’après la fringale, notre héros reparte un peu plus fringant.
Que faut-il consommer pendant les sorties ?
A partir de cinq heures d’effort, se tromper au niveau de l’apport énergétique aboutit à une inévitable fringale, ce que tous les pratiquants ont expérimenté au moins une fois.
Pour l’éviter, la règle générale consiste à commencer à manger solide après une heure et demie, pour ensuite réapprovisionner l’organisme toutes les heures.
Au cours des deux dernières heures, il est juste nécessaire de rapprocher les prises alimentaires à 45 minutes, puis à 30 minutes. La nature des aliments évolue pour ce type de sortie,
notamment en ce qui concerne l’apport de protéines, utiles en fin de séance mais disponibles seulement si elles ont été ingérées au début. Les premières prises alimentaires doivent
comporter 50 % de protéines et 50 % d’hydrates de carbone. Au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’arrivée, l’apport alimentaire doit être tourné vers les hydrates de carbone
exclusivement, jusqu’au gel énergétique en fin de parcours. Sans toucher bien entendu à l’apport hydrique, toujours autour d’un demi-litre par heure.
Partiel d’un article du Dr Diet dans « Cyclo Passion »
Les hydrates de carbone = Glucides ou sucres
- Les rapides : boisson, bonbons, fruits
- Les lents : riz, semoule de couscous, céréales, pâtes, pain, pommes de terre
Les protéines
- Protéines animales : viandes, poissons, crustacés, mollusques, œufs, lait et produits laitiers
- Protéines végétales : céréales (orge, blé, avoine, seigle) : les légumineuses, soja, lentilles, haricots secs, flageolets, pois chiches, pois cassés…