A vélo, quand on longe la Seine de La Frette à Conflans-Sainte-Honorine, on arrive à un chemin protégé interdit aux voitures pendant quelques centaines de mètres.
Après avoir repris la route autorisée aux voitures et parcouru une cinquantaine de mètres, en s’arrêtant on peut découvrir un panonceau relatant l’historique de la carrière royale.
Celle-ci compte parmi les plus remarquables. Elle est étayée d’arcs de décharge, dont une partie, réalisée en 1762 entre deux galeries, demeure une « pièce architecturale unique en Ile-de-France ». Ces confortations donnent au labyrinthe souterrain une allure de nefs.
On en tirera les pierres de la fontaine des Quatre-saisons, rue de Grenelle à Paris (par Bouchardin, en 1739), comme le portail de la cathédrale de Versailles, ou les piédestaux de la cour du château.
Des cartouches donnent des noms aux galeries : passage des Royalis, rue Conty, rue Rivoli … .
Ce monument souterrain justifierait un classement et mériterait qu’on lui voue une destination artistique qui reste à trouver.
Sur cet ensemble de galeries, lire l’ouvrage de Jean-Claude Pansanel « Les trous de mémoire d’Herblay »
En saison, des visites sont organisées sur inscription.
Don de Regards sur Herblay, 2009
Dessins Michel Janiaud
Texte Gilbert Forget
Pour plus de détails, consulter balado.fr web: Les carrières de Gaillon


