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Bois-Colombes Sport : Cyclorandonneurs

Bois-Colombes - Saint-Cyprien Plage

Une façon de remercier nos amis

Cosne

Au GPS de Michel : 1064,93 km et 13056 m de dénivelé

(Diaporama disponible en cliquant ici sur le lien en fin d'article)

A Géraldine & Jeff *!

A propos de la flèche Paris/Perpignan**-St Cyprien (PP) qu’un groupe de cyclos de Bois Colombes Sports vient de parcourir ; Joël était le seul cette fois à pointer à tous les contrôles, il doit d’ailleurs nous en écrire le compte rendu (et Michel l’enrichir des données de son GPS), voici quelques éléments iconoclastes, à l’usage de ceux qui découvrent (Francis ?) le vrai cyclotourisme.

Sachez, d’abord, que c’est un véritable évènement dont Hervé nous parle depuis plusieurs années, mais qui ne doit sa réalisation qu’aux organisateurs expérimentés que sont les Oillic et Christian !
Nous étions 8 donc, avec Michèle qui conduisait sa voiture et remorque pour les bagages. Il faut aimer le vélo et ceux qui en font (au moins un !) pour s’envoyer 9 jours de conduite, d’étapes en pique nique, faire les courses, manœuvrer l’attelage, charger/décharger, ranger, soigner quelques fois, prendre les réservations et attendre, attendre, attendre. Parce que, même si on arrive ensemble on ne roule pas tous à la même vitesse, c’est selon : aux limites de ses possibilités, pour accompagner les amis, par esprit de compétition, à la vitesse ou au rythme (cardiaque) qu’on s’est fixé, pour enregistrer une vitesse moyenne convenable, pour tailler une bavette, ou un peu de chaque...

Grâce au GPS la position géographique est une donnée nouvelle : PP est la seule flèche qui s’inscrit dans un degré de longitude (position Est/Ouest qui correspond au décalage horaire et dont le degré 0 passe par Londres/Greenwich). En France il y a environ 77 Kms entre le deuxième et le troisième degré Est (75 Kms à Paris, 80 à Perpignan, pour 111 Kms à l’équateur…) et nous avons fait tout notre périple dans cette bande (de Chevreuse le plus à l’Ouest : 2° 02’E, à St Cyprien plus à l’Est: 3° 00’ E). C’est presque tout droit, plein Sud, de Bois Colombes : 2° 16 E et pourtant ça tourne tout le temps.

La partie touristique, soigneusement préparée par Michèle et Christian, a dominé notre randonnée. L’abbaye de Fleury à St Benoit sur Loire et ses offices pour les matinaux, la forêt de Tronçais et ses chênes de haute futaie, réputés pour la confection des barriques à vin. Le tournage d’un film avec Hélène Vincent, qui nous a déviés vers Cosne d’Allier. L’orgue baroque de Pontaumur inspiré de celui de J.S. Bach à Arnstadt (Thuringe) à l’essai pour nous. Besse, sous le puy de Sancy et le pèlerinage à ND de Vassivière. Le vallon de la Boudio à La Vigerie dans le pas de Peyrol, au bout de la route, le long de la vallée de la Santoire et sur le GR 4 vers le Puy Mary, paradis des randonneurs et pêcheurs. Cassagnes Begonnes où l’évènement c’est nous, *Géraldine et Jeff : Voir « La Dépêche du Midi ». Lacaune où l’on venait sécher les jambons de toute la région et sa bougnette ! Villerouge la Crémade à 5 Kms du premier marchand de bière… Les restes de châteaux cathares sur leurs pitons : même pas à VTT ! La banlieue Perpignanaise enfin quand on essaie de rester dans le vent qui descend des corbières, par les vignes du Fitou, dans notre dos … Et puis la traversée de 5 parcs naturels régionaux (Hte vallée de Chevreuse, Gâtinais Français, Volcans d’Auvergne, Grands Causses, Haut Languedoc).
L’agro-industrie toujours de l’élevage aux polycultures, des silos aux moulins, des collectes de lait aux fromageries, des porcheries aux salaisons, de la vigne aux chaix, des vapeurs de la centrale de Dampierre en Burly aux éoliennes de plus de 150 m, que l’on voit des heures avant de les croiser.

L’hébergement aussi, plus varié que dans nos randonnées ordinaires : les chambres d’hôtes, les gites, les mobil-homes, les hôtels, nous avons rencontré beaucoup de monde, parlé avec d’autres touristes, quelques fois randonneurs, avec nos hôtes bien sûr, mais le top c’est quand la connivence va jusqu’au coup de l’étrier : un petite « goutte » du pays, de préférence vieille, artisanale, raide, indéterminée… (« y-en-a », comme Francis Blanche dans les Tontons Flingueurs).

Paris perpignan, une des Flèches de France –ACP - (Audax Club Parisien) créées en 1953, une façon de découvrir la France depuis 20 villes frontalières vers Paris ou l’inverse, qui a été en vogue à BCS dans les années 80, jusqu’à être le club français ayant parcouru le plus de Kms sur ces flèches.
Ces « ville à ville », randonnées sur plusieurs jours pour voyager à vélo peuvent être une bonne motivation : Une raison de s’entrainer un peu plus, d’enrichir des souvenirs ou de faire vivre des vœux. Un challenge personnel pour tester son état de forme ou pour relier son domicile à sa résidence secondaire (c’est l’esprit de la 21 ème Flèche Viroflay/ Autrans pour un ancien organisateur de l’ACP). Ca peut même être un vrai défit sportif, pour ceux qui veulent l’insigne d’or, 50 heures sur PP, l’insigne d’argent 66 h ou déjà pour le bronze, au moins 80 Kms par jour. Mais la flèche la plus ancienne, c’est la Flèche Vélocio (depuis 1947), pour rouler 24 heures par équipe de 5 machines sur au moins 350 Kms vers Pâques en Provence, dans laquelle BCS s’est aussi distingué…

La partie cycle, enfin, presque sans problème : un changement de pneu préventif, un réglage de jeu de direction pour réduire ses vibrations, quelques gouttes d’huile ou coups de pompe… Même pas une crevaison sur plus de 8000 Kms cumulés : les routes sont en général dans un état superbe ! Les braquets (démultiplications qui permettent de faire varier la distance parcourue à chaque tour de pédale) disparates mais suffisants, il n’y a pas de gros pourcentages, durablement sur ce parcours. Paradoxalement c’est dans les descentes qu’on voit la différence, à 60 Km/h par exemple, avec un 52 x 15 (7,28 m) il faut tourner à 140 tours par minute…
Ca commence à faire vite !

Mon compteur indiquait au retour 1180 Kms dont 15 Kms pour revenir de la gare d’Austerlitz à Bois-Colombes. (La flèche PP est donnée pour 1000 Kms et 10500 m de dénivelé). A l’ancienne, si l’on considère le temps passé du départ à l’arrivée, nous avons mis 198 h ce qui ne signifie pas grand-chose de plus que les temps roulés, totalisés par nos compteurs, qui eux décomptent tous les arrêts… * En France le dénivelé positif moyen routier est à peine inférieur à 1%, sur cette flèche ce serait donc 1% pour l’organisateur et 1,2 % pour nous ??? Il faut dire qu’il y a des bosses où l’on passe deux fois. Mais je dois éviter de parler de la partie cycliste, pour ne pas empiéter sur le CR de Joël et Michel !

Deux observations personnelles : ce sont toujours les plus faibles qui sauvent les plus forts (essayez d’enchainer des étapes, rien que de 160 bornes, avec 5 cols, sans jamais arrêter pour attendre ou être attendu…). Rien ne résiste à l’entrainement : j’ai roulé plus de 6000 Kms d’Avril à septembre et ça fait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé : CQFD ! Grâce à une saison riche et variée qui, si elle marque le dernier mandat de Michèle, mérite déjà de figurer dans les annales de notre club.

Un grand merci aussi à Florence et Luigi qui, en représentant la section Cyclo au forum des associations en notre absence, ont permis d’assurer la promotion de notre activité sportive auprès des Bois Colombiens : l’une et l’autre ( ?) auraient pourtant bien aimé rouler avec nous… Et à Hélène qui aide à la confection de nos dossiers, dont ces parcours, leurs curiosités et leurs hébergements que nous devrions garder plus souvent sous les yeux et, au moins, avoir lus une fois !!!

Aujourd’hui c’est l’Automne, comme prévu j’arrête le vélo pour la course à pied. Rendez-vous au Printemps pour une autre saison avec de nouveaux projets : jumelage, Eurovélo N°6, WE à Bergerac…
Merci de votre fidélité au Club, je vous assure de la mienne. Amitiés, bises aux dames. Roland.

**Rando cyclo/Flèche Paris Perpignan du 7 au 15 Septembre 2013.

Un petit résumé coté chauffeur

Je n’ai pas grand-chose à dire sinon que ce fut très long et toujours seule. -

Le 1er pique-nique : Ormoy la Rivière

RAS au soleil

Le 2éme pique-nique : Rians

Galère, je n’ai pas trouvé le lac mais heureusement il faisait froid et le bord de l’eau n’aurait pas été une bonne idée, je me suis installée place de l’église en centre-ville, impossible à manquer et ceci après beaucoup de difficultés avec la remorque.

Le 3 éme pique-nique : Teilhet

Là, le maire a mis à notre disposition une salle tout équipée avec des toilettes à proximité immédiate. Heureusement parce que le soleil ne pouvait compenser le vent froid, encore merci à lui. La surprise de cette toute petite localité : l’église (voir photos)

Le 4 éme pique-nique : Rochefort Montagne

Petite agglomération toute repliée dans un creux, le ciel couvert nous a fait découvrir une ville tristounette. La halle où nous avons pique-niqué à l’abri était totalement encaissée dans les habitations et très peu visible, mais là encore des toilettes qui étaient les bienvenues. Une dame très serviable m’aide à trouver une place suffisamment grande pour me garer en attendant les cyclos

Le 5 éme pique-nique : Condat

RDV prévu place de l’église sauf que cette église n’a pas de place, cette ville plus importante que la précédent-Rochefort Montagne- est toute en pente et pas du tout facile de trouver une place pour se garer avec voiture et remorque. Là, un Monsieur vient à mon secours pour que je puisse trouver une place ; encore.
Finalement, nous prendrons notre repas de midi dans un parking tout en bas de la ville juste sur la route des cyclos.

6 éme pique-nique : Cassaniouze

Prévu Conques mais la difficulté du jour : le pas de Peyrol sous la pluie et le brouillard nous a fait avancer le lieu de repos-repas.
Là un abri improvisé contre une boutique abandonné nous a permis d’être au sec.
Ce jour un petit arrêt gouter à Salles la Source.

7 éme pique-nique : Plaisance

Là splendide, une place immense pour faire un demi-tour sans souci.
En attendant les courageux je discute avec des Hollandais qui étaient au camping, un pressoir très ancien était exposé et la plaque sur le pont m’a inspiré une photo.

8 éme pique-nique : Rieussec

Le lieu proposé par le maire s’est révélé super :
Sapins, tables, banc, soleil et bonne odeur, hélas la venue d’une horde de chasseurs m’a beaucoup ennuyée.
Comme j’étais inquiète- j’ai eu droit à quelques moqueries- j’ai demandé à Michel de venir aussi vite que possible et avec Christian ils se sont tellement dépêchés qu’ils ont raté l’entrée du village et, ils ont tous suivis ; résultat : 11 km de descente à remonter.
En résumé j’ai attendu 1h ¼ pour faire vite.

9 éme et dernier jour

Pour me rendre à St Cyprien plage mon GPS m’a fait passer par le bord de mer et ce jour-là la tramontane soufflait fort, la mer était grise et les vaguelettes argentées ; cela m’ait fait penser à une multitude de poissons qui sautaient hors de l’eau et c’était très beau à voir.
Le dernier jour Hervé et Jo nous avaient invités chez eux pour le repas de midi.
Pour résumé : Roland, un habitué des grandes randonnées, a trouvé que ce voyage était LE CLUB MED, c’est une satisfaction pour moi d’avoir fait le nécessaire pour que les cyclos soient choyés, bien nourris et heureux.

PARIS – PERPIGNAN ou le jeu des 1000 bornes

Cette flèche de France mise au point par l’AUDAX CLUB PARISIEN s’est déroulée du samedi 7 au dimanche 15 septembre 2013.
Claude, Christian, Francis, Hervé, Michel, Roland et moi sommes prêts pour une traversée de l’île de France vers la Catalogne.
Michèle assure la partie logistique.

Samedi 7 septembre :

Avec Lydie, Albert, Pascal, José, Roger, des cyclos d’Asnières venus nous encourager en nous accompagnant jusqu’à Versailles, nous abordons notre première étape.
Nous traversons la vallée de Chevreuse, Etampes, et nous retrouvons Michèle à Ormoy-la-Rivière pour un pique-nique pris en plein air. Le soleil est au rendez-vous. La campagne en cette fin d’été est magnifique. Vers 18 h, nous arrivons à Saint benoît sur Loire au terme d’une partie de manivelle pour certains, n’est-ce pas Christian !
Saint-Benoît-sur-Loire est célèbre pour son abbaye inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les reliques de Saint-Benoît y reposent depuis l’an 655. Elles ont été ramenées du monastère du Mont Cassin, en Italie par des moines du Mans.

Dimanche 8 septembre :

Nous poursuivons notre périple dans le val de Loire. Nous passons à Blancafort, situé à la limite du Berry et de la Sologne ; centre géographique de la zone euro, et possédant également le « musée de la sorcellerie ».
Nous nous arrêtons à Henrichemont, cité fondée en 1609 par Maximilien de Béthune, duc de Sully, pour devenir la capitale de la Principauté souveraine de Boisbelle, un petit état, totalement libre et indépendant, ne dépendant pas du roi de France et ne payant pas d’impôt, excepté la dîme. Le souverain de Boisbelle exerçait la justice et battait monnaie.
Nous déjeunons à Rians, où Michèle est venu nous rejoindre après quelques péripéties.
Nous faisons une halte à Ainay-le-Château, village médiéval, à l’orée de la forêt de Tronçais, mondialement connue pour la qualité de son bois utilisé pour la fabrication des tonneaux. Elle renferme des arbres âgés de plus de 300 ans. Nous faisons étape à Cosne d’Allier, au château du petit bois, où nous rencontrons Hélène Vincent, actrice qui a joué dans le fil « La vie est un long fleuve tranquille ».

Lundi 9 septembre :

Le soleil est toujours au rendez-vous et le relief est déjà plus accidenté, nous sommes en Auvergne, nous traversons Commentry, puis après une terrible bosse nous atteignons la commune de Teilhet où Michèle nous a concocté un bon pique-nique dans une salle mise gracieusement à notre disposition par la mairie.
Nous arrivons tôt à Pontaumur et Hervé en profite pour changer son pneu arrière de 700 par un 650 ! Heureusement qu’il a un ange gardien en la personne de Michel.

Mardi 10 septembre :

En quittant Pontaumur, la pluie nous accompagne pour gravir une belle bosse. Nous reprenons des forces sous une halle à Rochefort-Montagne pour monter notre premier sommet : le col de Guéry (1268m) et le soleil est de retour. Nous filons tout droit vers la station thermale du Mont-Dore et bien chauds nous escaladons le col de la Croix St Robert (1446m). Après le parcours est plus facile et nous arrivons à Besse-en-Chandesse.
Nous prenons possession de nos deux mobiles homes et Roland qui a fait les courses nous a concocte un délicieux dîner auvergnat : une truffade composée de pommes de terre et de tomme fraîche arrosée de vins locaux.

Mercredi 11 septembre :

Cette étape ne présente pas de grosses difficultés et c’est la plus courte !
Nous passons devant ND de Vassivières, où sa vierge noire est vénérée depuis le 17 ème siècle. Sur la route, nous voyons la pancarte de Monboudif, village natal de Georges Pompidou. Nous nous arrêtons dans un petit village pour prendre notre café dans un établissement hors d’âge avec un patron très avenant qui nous un alcool de pomme très costaud.
Nous prenons notre repas toujours en plein air, jusqu’ici la météo nous est favorable, à Condat.
Nous arrivons tôt au confortable gîte de « La Boudio ». La campagne est verdoyante avec des pentes douces. Nous sommes à 1100 m, en plein cœur du Cantal, au pied du Puy Mary.

Jeudi 12 septembre :

Après une bonne nuit et un solide petit déjeuner, une mise en bouche nous attend avec l’escalade des 1588 mètres du Col du Pas de Peyrol, classé en première catégorie par le Tour de France, après avoir franchi le Col d’Eylac.
Les deux derniers kilomètres en ligne droite s’élèvent à plus de 9 % après avoir pris une épingle, suivie d’un raidillon à 13 % passant au pied de la brèche de Roland.
Les coureurs du Tour de France l’ont franchi en 2011 et Thomas Voeckler est arrivé en tête.
Les conditions atmosphériques sont mauvaises et la descente est particulièrement délicate sous la pluie et le brouillard.
Un bon café est le bienvenu pour reprendre quelques forces et descendre sur Aurillac. Nous quittons le Cantal pour pénétrer dans l’Aveyron, et ses vastes massifs forestiers.
Nous passons au pied de Conques, l’un des plus beaux villages de France, au cœur de la vallée du Lot, abritant l’abbaye Sainte-Foy du XI ème siècle , situé sur la route du pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle.
Nous arrivons à Rodez et sa traversée n’est pas simple pour les cyclistes. Nous atteignons Cassagnes Bégonhés après une longue descente.
Le soir, nous faisons l’article avec deux journalistes de la « Dépêche du Midi » venus nous rencontrer chez M. et Mme Jeff Saunier.

Vendredi 13 septembre :

Après avoir quitté Jeff et Géraldine, nous franchissons le Tarn et la Rance. Les paysages sont magnifiques sous le soleil revenu et nous sentons déjà comme un parfum du midi.
Nous arrivons à Lacaune les bains, réputée pour ses sources chaudes naturelles, dont les propriétés sont connues depuis l’antiquité. Les eaux de Lacaune ont des propriétés diurétiques. La fontaine des Pisseurs illustre les effets de ces eaux par l’intermédiaire de quatre enfants qui « pissent » ces eaux imperturbablement.
L’influence des climats océanique, méditerranéen et montagnard justifie depuis plusieurs décennies la forte activité de production de charcuteries et de salaisons. Pour préserver le nom et le savoir-faire, plusieurs salaisonniers regroupés en syndicat sont impliqués dans une démarche IGP (Indication Géographique Protégée) pour promouvoir les « salaisons de Lacaune » : Jambon de Lacaune, saucisse de Lacaune et saucisson de Lacaune.
Christian, moi et Roland au cours d’une marche dans Lacaune avons dégusté une bougnette.
C’est une grosse boule (10 à 15 centimètres de diamètre) de hachis de poitrine de porc mêlé à une panade de pain et d’œufs, enveloppé de crépine.

Samedi 14 septembre :

Nous quittons Lacaune pour La Salvetat sur Agout, située au cœur du Parc naturel régional du Haut Languedoc, centre dynamique d’un pays de nature où dominent l’eau et la forêt.
L’eau minérale de la Salvetat est exploitée depuis 1992 par le groupe Evian-Danone et sa réputation a rejailli sur le village qui, grâce à cette manne, a notamment profité d’une création d’emplois et développé l’accueil touristique.
Après La Salvetat, nous franchissons successivement le Col de la Baraque (953 mètres) et le Col du Cabarétou (936 mètres). Une rapide descente nous conduit à Saint-Pons-de-Thomières.
Nous escaladons le Col de Sainte-Colombe (634 mètres). Après s’être regroupés, nous n’avons plus que trois kilomètres de pédalée jusqu’à Rieussec, mais pris dans notre élan, nous n’avons jamais vu la pancarte « Rieussec » et nous effectuons onze kilomètres de descente et inversement pour rejoindre Michèle qui désespérant de ne pas nous voir était sur le point de tout remballer.
Nous arrivons à Villerouge La Crémade, tout petit village des Corbières, pays des oliviers et des vignes.

Dimanche 15 septembre :

C’est notre dernière étape et le soleil est au rendez-vous, la Tramontagne aussi.
Nous gravissons un dernier sommet : le Col de l’Extrème et nous arrivons enfin à Saint Cyprien après bien des péripéties, les voies rapides n’étant toujours pas autorisées aux vélos.
L’accueil de Joëlle et de ses amis est royal et nous avons bien mérité ce bon repas arrosé avec modération, à deux pas de la grande bleue.
Bravo à Françis et Hervé, tous deux novices dans ce genre d’épreuve et merci à Christian et Roland, d’anciens fléchards qui nous ont bien orientés.
Je tiens à remercier Michèle, qui a assuré tout le long du parcours, la logistique en conduisant la voiture plus la remorque, pas si facile à manœuvrer. Les repas variés nous attendait et nous permettait de reprendre des forces.

Joël

Pour le diaporama : cliquez ici !

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