Flèche de France PARIS - LILLE - PARIS du 14 au 17 avril 2012
Il y a fort longtemps, notre section participait aux flèches de France organisées par l’AUDAX CLUB PARISIEN. Il y en a 20 en tout et Christian, Roland les ont toutes faites.
Paris - Dieppe servait également d’entraînement pour la flèche Vélocio de Pâques en Provence dans les années 80. Il s’agit de rouler vers le sud pendant vingt quatre heures.
Et voici que maintenant je veux relancer les flèches de France pour les nouveaux comme pour les anciens. Je me suis inscrit ainsi que Daniel pour Lille, Nantes, et le Havre.
Que de souvenirs !
Samedi 14 avril :
Alors que le jour n’est pas encore tout à fait levé, un peloton composé de Florence, Arnaud, Claude, Christian, Daniel, Francis, Joël, Michel, Roland prend la pose pour la traditionnelle photo de groupe.
Une petite pluie fine va nous accompagner dès nos premiers tours de roue. Nous empruntons la route comme pour aller à Compiègne et nous ne manquons pas de marquer un arrêt à Survilliers devant le monument de Joseph Brancard , conducteur d’omnibus à cheval victime d’un accident mortel le 26 mai 1878.
Daniel et moi pointons nos cartons dans une boulangerie située dans un petit centre commercial à Survilliers.
Après Survilliers nous atteignons Plailly où un parc d’irréductible gaulois s’est installé.
La potion magique de Panoramix aurait été bienvenue pour nous.
A Ermenonville, nous nous regroupons certains d’entre nous s’étant un peu égarés du droit chemin.
Tous ensemble nous prenons la direction de Crépy en Valois. La Picardie a succédé à l’Ile de France. Le paysage est beau,
paisible, les arbres en fleurs, les champs de colza dressent de magnifiques tableaux dignes de nos impressionnistes.
A Crépy en Valois, nous nous ravitaillons dans une boulangerie. Sandwich pour tous et café pour recharger nos organismes. Et pendant ce temps là Luigi nous attend à Lassigny pour prendre nos roues.
Les deux Michèle l’ont pris en charge avec son vélo de Bois-Colombes à Lassigny.
L’après-midi le parcours s’annonce plutôt coriace avec beaucoup de bosses encore plus raides avec le vent de face.
J’ai annoncé 18 h comme heure d’arrivée au responsable du gîte mais nous arriverons à 19 h à destination. Celui-ci est un cyclo
et il est venu en voiture à notre rencontre pour nous encourager. Il sait que pluie et vent ne font pas bon ménage pour nous Après en avoir terminé
avec la partie la plus dure du parcours, nous nous retrouvons pour partager une bonne bière bien revigorante à Pozières.
Dimanche 15 avril
Après un bon somme, nous quittons à neuf heures Pozières pour Lille.
Un peu de pluie va nous accompagner au début puis nous nous arrêtons à Bucquoy, Daniel et moi pour faire tamponner nos cartes de route et prendre un petit noir.
Nous sommes dans le Nord et le vent de Nord n’est pas une légende. Il va nous bercer pendant tout le parcours et beaucoup de haltes dans les cafés seront utiles pour essayer de nous refaire une santé !
Et voici que nous atteignons le pays minier. Les mines ont été arrêtées depuis 1990 mais la couleur brique noircie est restée sur les maisons et en plus nous avons un ciel gris et nuageux.
Nous arrivons à Lille mais il nous faut encore parcourir quelques kilomètres pour atteindre Lomme, le lieu de notre hôtel.
Lundi 16 avril
Huit devaient faire le retour mais devant les conditions météorologiques particulièrement défavorables quatre y ont renoncé.
Et c’est quatre valeureux mousquetaires qui quittent la banlieue lilloise pour rejoindre Pozières dans la somme. Et cette fois-ci
Dieu Eole nous pousse favorablement. Nous roulons à 23 de moyenne. Et nous pouvons rendre un vibrant hommage aux combattants de
la Grande Guerre où de nombreux cimetières anglais, allemands témoignent du sang versé afin que les générations futures connaissent la paix.
Mardi 17 avril
C’est la pire journée. Nous rencontrons le vent dès le départ.
A Crapeaumesnil, nous prenons un café et nous avons le loisir d’admirer la magnifique collections de petites voitures du patron.
A Roye, nous pouvons manger un sandwich au chaud.
A Lassigny, la pluie vient se rajouter au vent.
A Clairoy, nous quittons Christian et Roland devant la célèbre usine de Pneus CONTINENTAL.
Claude et moi prenons la direction de la gare SNCF de Compiègne. Nous n’attendons pas longtemps le train. Trois quarts d’heure après nous arrivons en gare de Paris Nord.
Pendant ce temps là les deux rescapés luttent contre la pluie et le vent. Roland s’essaye aux labours mais sa technique paraît-il n’est pas encore au point. Il y a des concours pour ce genre d’épreuves.
Voilà une flèche qui restera à jamais gravée dans nos mémoires.
A d’autres flèches pour partager tous ensemble de nouvelles aventures.
Joël